Face à l’urgence climatique, la récupération d’énergie s’impose comme un levier essentiel pour réduire les consommations énergétiques dans les bâtiments et répondre aux objectifs du décret tertiaire. Cette approche consiste à transformer les pertes thermiques en ressources, en valorisant les installations existantes. Dans ce contexte, un guide méthodologique est mis à la disposition des professionnels de l’audit afin de les accompagner dans la mise en œuvre des solutions, le choix des technologies adaptées et l’identification des sources d’énergie récupérables.
Dans les bâtiments tertiaires, la récupération d’énergie consiste à valoriser une énergie habituellement perdue lors du fonctionnement du bâtiment. Le guide propose ainsi une méthode d’analyse permettant d’identifier les sources d’énergie exploitables.
L’efficacité des installations repose notamment sur un diagnostic précis des flux thermiques (chauds et froids), à l’aide de la méthode dite du « pincement » (ou analyse PINCH). Cette approche permet d’optimiser la récupération de chaleur au sein du bâtiment.
Le guide aide les professionnels à sélectionner les technologies les plus pertinentes en fonction du type de bâtiment (commerces, établissements de santé, centres aquatiques).
Cinq principales sources d’énergie peuvent être valorisées dans les bâtiments tertiaires : l’air extrait, les fumées, les eaux grises, les groupes froids et les ascenseurs. Leur exploitation permet d’améliorer l’efficacité énergétique globale et de tendre vers un fonctionnement plus circulaire du bâtiment.
Pour garantir la performance des installations, le guide recommande l’utilisation du Protocole international de mesure et de vérification de la performance (IPMVP), qui permet de valider les économies d’énergie réalisées. Par ailleurs, ces gains peuvent être intégrés dans un contrat de performance énergétique (CPE) ou dans une démarche certifiée ISO 50001, afin d’assurer un suivi rigoureux et une performance durable des systèmes de récupération d’énergie.